Pierre Lescure : « Je crois plus que jamais au cinéma »



La Croix L’Hebdo :Mardi prochain commence le 75e Festival de Cannes. Ce sera votre dernier comme président. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Pierre Lescure : J’y vais avec plaisir. Parce que c’est le 75e et que cette édition est tournée vers l’avenir du cinéma. Tout y concourt, d’ailleurs. Jamais nous n’avons reçu autant de films du monde entier. La sélection est un mixte entre des lauréats de la Palme d’or qui reviennent, des auteurs de premiers films, la présence de femmes réalisatrices et une somme magnifique de talents sur le tapis rouge, même s’il n’y a plus de stars à l’ancienne, au glamour rayonnant. En évacuant la distance et le mystère, les réseaux sociaux les ont tuées. Évidemment, songer que c’est mon dernier festival à ce poste-là me fait éprouver un peu de mélancolie. Quand j’avais 15 ans, je lisais Cinémonde et je regardais les images de la Croisette…

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Quel bilan dressez-vous de votre présidence ?

P. L. : Jamais il n’y a eu autant de films étrangers pour se présenter à ce qui demeure le plus grand festival de cinéma au monde. Je crois que j’ai accéléré la capacité et les talents de Thierry Frémaux, le délégué général, chargé de la sélection. Je pense lui avoir apporté une forme de liberté. Par rapport à ce que je suis et à ce que j’ai fait dans ma vie, mon adhésion à son style et à ses envies donnait de la force à ses décisions : plus de générosité dans l’accueil des films, de l’attention accordée à l’émotion et au bonheur que doivent connaître les équipes. Le moment où, après trois ans de travail, les cinéastes et leurs équipes proposent aux cinéphiles du monde entier le fruit de leur labeur doit être un moment de bonheur. Quoi qu’il arrive…

Vous avez été président pendant presque une décennie, assez chahutée : #MeToo, le Covid, l’émergence des plateformes, deux éditions chamboulées, le public qui traîne les pieds pour revenir dans les salles.

P. L. : Le mouvement #MeToo… Nous n’avons pas été des déclencheurs mais nous sommes montés pour de bon dans le train. Les jurys maintenant sont à parité. Le comité de sélection est composé majoritairement de femmes, comme les équipes du festival. Nous participons au phénomène de réajustement mais nous n’établirons pas de quotas. Il faut qu’il y ait de plus en plus de films réalisés par les femmes. Nous n’allons pas choisir un film parce qu’il est signé par une femme. Nous n’allons pas commencer à compter les femmes comme les Américains comptent les Noirs.

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Les effets du Covid ? Le cinéma subit ce que toute la société subit. Après deux ans marqués plus ou moins par le confinement, qui peut dire aujourd’hui qu’il voit autant d’amis qu’avant, qu’il sort autant ? Combien ont commencé à réfléchir autrement à leur vie de famille, à leur vie personnelle et sociale ? Le théâtre et le cinéma en pâtissent. Et, pour tout arranger, les plateformes se sont installées. Le cinéma doit vivre avec cette nouvelle donne et revoir tous ses fonctionnements.

Netflix commence à perdre des abonnés, 200 000 en ce début d’année. Est-ce une surprise, pour vous ?

P. L. : Pas le moins du monde ! Je ne cesse de répéter depuis deux ans que Netflix et les autres vont atteindre assez vite un plafond. Avec la multiplication des plateformes, la part de marché de chacun se réduit. Elles veulent couvrir la terre entière, investir des milliards, mais on ne peut pas être Molière tous les jours. La télé, c’est tous les jours, à toutes les heures. Cette boulimie trouve vite ses limites. Ces plateformes s’usent, se banalisent. À condition de savoir être créatif et performant pour attirer de nouveau les spectateurs vers les salles, le cinéma va retrouver son public.

Les plateformes raflent des Oscars, sont désormais présentes dans tous les festivals, sauf à Cannes. Est-ce une position tenable ?

P. L. : Non, elle ne l’est pas. L’attitude des exploitants de salles qui nous demandent d’ignorer les plateformes est dépassée. On est bien obligé de les prendre en compte. On doit accepter les œuvres. Je persiste à penser qu’un film de cinéma, fabriqué pour le cinéma, reste une expérience unique du point de vue du plaisir et de l’émotion. Je n’ai pas de crainte sur la pérennité du cinéma en salle.

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Dans un entretien récent au Figaro, Jérôme Seydoux, le président du groupe Pathé, déplore et pourfend « le conservatisme du cinéma français, accroché à ses dogmes ». Partagez-vous cet avis ?

P. L. : Totalement ! Qu’un homme de son âge, 87 ans, et de cette génération vienne rappeler qu’il faut être ouvert pour rester vivant me rassure. En 2013, j’ai rendu un rapport, à la demande de François Hollande, sur l’économie de la culture à l’heure du numérique. Dans nos conclusions, nous expliquions que les Français devaient investir à fond sur la SVOD [la vidéo à la demande, NDLR]. Quand je l’ai présenté publiquement à Cannes, les patrons de Canal+, de TF1 et d’UGC sont venus me dire : la SVOD n’a pas d’avenir, il n’y a pas de marché. Ce souvenir me met en rage ! C’était le bon moment.

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Trois cent quarante films par an, un embouteillage sur les écrans tous les mercredis, une rotation trop rapide des sorties de films que les critiques n’ont pas le temps de voir, les distributeurs et les exploitants à défendre : produit-on trop de films en France ?

P. L. : Dans le rapport que je viens de citer, nous disions que le système français de financement, d’obligations et d’accompagnement du cinéma que le monde entier nous envie avait pour effet de valider trop de films. Aux États-Unis, près de 10 % des frais généraux sont consacrés au développement des scénarios ; en France, moins de 2 %. Le système français est trop confortable. Il porte en soi un manque d’exigence et une déperdition trop grande. Cette production à outrance conduit à trop de déceptions.

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Et chez soi, comment peut-on rester aussi longtemps devant la télévision, happé pendant des heures par les séries ? Ce phénomène de trop-plein ne peut conduire qu’à son tiédissement. Tout ce qui est proposé à la jeune génération des digital natives fragmente et atomise son regard sur la vie. Ni l’intelligence artificielle ni les algorithmes ni les métavers ne répareront les dégâts de la fragmentation. Ils les accentueront. Je ne vois pas où est le progrès pour l’humanité. Le numérique ne peut remplacer la réflexion.

Enfant, vous découvrez Audrey Hepburn dans Vacances romaines, le film de William Wyler. Vous projetez de devenir journaliste pour la rencontrer et faire son bonheur. N’était-ce pas déjà le programme, et n’est-ce pas maintenant le résumé de votre vie ?

P. L. : Si… En la regardant, j’avais envie de rencontrer la grâce et de devenir journaliste. Le journalisme m’est tombé dessus grâce à mon père, rédacteur en chef de L’Humanité, 600 000 exemplaires à l’époque, et à ma famille passionnée par l’actualité, la vie du monde. Je lisais tout. J’étais fasciné par la presse. Le journalisme racontait l’histoire, la vie, les événements réels. Et ma famille adorait le glamour. La première fois que j’ai vu ma grand-mère, femme élégante et pimpante, pleurer, c’est à l’annonce de la mort de Gérard Philipe. J’ai alors découvert que la culture apportait les plus grandes émotions. Je voulais être journaliste pour accéder à la vie.

Nous sortons d’une campagne électorale et nous entrons dans une autre. Comment le journaliste juge-t-il l’évolution de la vie politique ?

P. L. : De façon assez négative et inquiète. Je suis un vieux nostalgique de cette période facile : « Choisis ton camp, camarade ! » On était de gauche ou de droite. Je suis né en 1945. Ma génération découvrait qu’on pouvait reconstruire et que les Trente Glorieuses portaient bien leur nom. J’avais envie de poursuivre cette avancée du progrès. Les excès de la campagne présidentielle ont été marqués par le pathétique de la droite de gouvernement, l’immense pathétique de la gauche de gouvernement, l’absence de réalisme de l’extrême gauche, l’horrible caricature de l’extrême droite.

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La simplification à outrance m’effraie. Elle ne résout rien. On a très peu parlé de l’essentiel, de l’écologie, alors que nous voyons bien vers quel énorme mur on se rapproche dangereusement et l’avenir que nous réservons aux jeunes générations.

Que pensez-vous du traitement de l’information ?

P. L. : Pathétique, là aussi. On joue avec des allumettes. On parle pour ne rien dire avec une telle facilité et un tel aplomb. Je ne pensais pas que je connaîtrais ça un jour. Je regarde d’un drôle d’œil la façon de faire du journalisme dans les chaînes d’information en continu. Il n’y a plus de points de vue, que des jugements. Les débats abondent mais ils ne sont que l’occasion de s’en sortir par des pirouettes. Est-il normal dans un pays de 68 millions d’habitants de tomber sur quatre chaînes d’info en continu ? La France est le seul pays au monde dans ce cas ! Et on s’étonne ensuite des effets pervers de cette situation ?

Les Allemands, depuis la guerre, ne jouent pas avec l’info. Ils ne plaisantent pas là-dessus. L’info, chez eux, ça reste sérieux. Ils savent ce que ça leur a coûté. Je l’ai vécu de près quand nous avons lancé Canal+ en Allemagne. Chez nous, on a tout laissé aller parce qu’on ne court aucun danger, croit-on.

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Cette abondance de chaînes d’info est un vrai sujet politique. L’information nourrit le débat démocratique et devrait en garantir l’équité, la probité, la dignité. La concentration des médias n’est plus un sujet d’inquiétude. Quelles sont les deux grandes décisions historiques prises par François Mitterrand pour changer la vie ? L’abolition de la peine de mort et le prix unique du livre. La France reste le deuxième pays au monde en production, en achat et en lecture de livres. C’est une décision essentielle. Rien de tel aujourd’hui pour réguler l’audiovisuel, les radios et les télés.

Que pensez-vous des visées et de l’influence grandissante de l’industriel Vincent Bolloré dans le monde médiatique et culturel ?

P. L. : Que je sois d’accord ou non avec ses façons de faire et ses choix éditoriaux, industriels, dans son genre, il réussit. Ce qui me gêne, c’est le champ libre devant lui. La création de Canal+ était le résultat d’une décision politique, prise par les socialistes. L’année qui a précédé son lancement, nous avons longuement négocié avec les professionnels du cinéma. C’était une bataille de tranchées avec des convictions. Nous défendions le réalisme et l’attractivité du projet ; en face, toutes les industries du cinéma, soutenues par Jack Lang, ne voulaient pas nous laisser faire n’importe quoi. Cet affrontement était sain. Nous sommes parvenus à un accord gagnant pour tout le monde.

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Vincent Bolloré veut s’emparer de la quasi-totalité de l’édition française. Et ce raid n’aurait aucune conséquence politique ? Il faut que le politique soit impliqué. La culture est éminemment politique. Elle agit directement sur nos vies. Je ne procède que de la culture. Je n’ai été construit que par la culture. Les humanités, le souci social, la curiosité, l’émotion devant la création, la lecture, la musique, le cinéma, le théâtre…

Le gouvernement devrait en parler tout le temps avec un regard politique, quelle que soit sa sensibilité. Il n’y a plus de politique culturelle au sens où l’entendait de Gaulle et Malraux, Mitterrand et Lang. C’est dramatique. Ce n’est plus un sujet d’État. C’est devenu un sujet technique de consommation. Pour chacun de nous, qui que nous soyons, d’où que nous venions, la culture est vitale. La puissance publique devrait discuter en permanence avec les nombreux acteurs, nationaux et mondiaux, de la vie culturelle.

La période actuelle ne se singularise-t-elle pas par un entre-soi médiatique qui favorise la montée du populisme ?

P. L. : L’un ne va pas sans l’autre. Notre chance à Canal+ a été de découvrir les consommateurs. Comme la chaîne avait failli disparaître la première année, nous avions acquis la religion du client. Nous ne faisions pas que les programmes que nous aimions. On ne pouvait rester dans l’entre-soi. On organisait des « journées de la télé ». On partait dans 15 villes rencontrer 1 500 téléspectateurs pour les écouter, dialoguer avec eux, recevoir leurs critiques, recueillir leurs souhaits.

Que reste-t-il des Trente Glorieuses ?

P. L. : Pas grand-chose. Il fallait reconstruire, retrouver du bonheur. Il fallait que la tragédie de la Seconde Guerre mondiale n’arrive plus jamais. On croyait au progrès technologique. Tout le monde devait et allait en profiter. La droite et la gauche, gaullistes et communistes, défendaient ensemble les services publics.

Vous avez été élevé avec des valeurs progressistes, où les trouvez-vous encore ?

P. L. : On naît progressiste. Ces valeurs, on les trouve encore dans une multitude d’associations et d’entraides. Elles existent au niveau local, dans des relations de proximité, mais cet engagement reste insuffisant sans le relais et le soutien de forces politiques. On ne peut pas remettre son sort entre les mains d’entreprises mondiales. Ma conception du progrès n’est en aucun cas algorithmique.

Il y a vingt ans, vous étiez viré de Canal+. Cette blessure est-elle toujours présente ou est-elle colmatée ?

P. L. : Il n’en reste que du bon. Je sais où j’ai pu faire des erreurs, stratégiques, techniques, psychologiques. Nous avions inventé une nouvelle manière de fonctionner ensemble. Nous avions acquis et développé des façons originales de travailler ensemble, du haut en bas de l’échelle, que je ne retrouve ni dans les start-up ni dans les chaînes.

Une anecdote pour vous faire comprendre l’état d’esprit qui régnait à Canal. La mort brutale, prématurée, de Bruno Carette fut le premier deuil dans la famille. Je suis allé voir André Rousselet, le PDG, pour lui dire : « Beaucoup aimeraient aller à son enterrement à Nice. Combien faut-il de personnes pour faire fonctionner l’antenne ? “Soixante-cinq sur 400.” Alors, tous les autres descendent à Nice. » C’est une petite histoire. André Rousselet a réagi de la même façon avec les stock-options. Tous les salariés en ont bénéficié.

Tous les journaux vous sont livrés chaque matin chez vous. La presse écrite connaît un effritement inexorable de son lectorat. Que pensez-vous de cette tendance ?

P. L. : Ça m’affole. C’est évidemment inquiétant. L’explication et les conséquences sont les mêmes que pour le cinéma. Je rencontre beaucoup de personnes qui ne lisent aucun journal et ont le sentiment sincère d’être mieux informées que moi par les chaînes d’info et les réseaux sociaux. Ma fille a chargé tous les journaux sur ma tablette. Elle ne comprend pas que je m’entête à recevoir la presse chaque matin devant ma porte. L’information que donnait la presse écrite n’est pas remplacée. En face, c’est le règne de l’hyperfragmentation. Les transformations digitales des journaux n’ont pas encore réussi le transfert de la relation que notre génération entretenait à l’égard des faits, bien séparés des commentaires.

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Vous vous définissez comme un optimiste mélancolique, comment parvenez-vous à concilier ces deux traits de votre personnalité ?

P. L. : Je suis tellement curieux, tellement gourmand, j’ai tellement envie chaque matin d’être épaté. Il n’y a pas meilleur cadeau que d’être impressionné par les autres. La vie est si forte, si belle. Je suis tellement à la recherche des émotions et des plaisirs que nous offre la culture. Mon optimisme tient à cette quête toujours satisfaite. En même temps, je suis sujet à la mélancolie parce que j’ai la conscience assez aiguë de ce qui ne reviendra plus, du temps qui reste dont je ne suis pas maître. Soudain, je découvre que je dois faire des choix, établir des priorités dans ma vie. C’est nouveau pour moi. J’arrive à un âge où j’accompagne de plus en plus d’amis et de connaissances à leurs obsèques. Forcément, j’y pense.

Vous avez peur de la mort ?

P. L. : Non. J’aimerais bien, comme beaucoup, ne pas souffrir.

Vous croyez à un après ?

P. L. : Non.

La vie de Pierre Lescure après la fin de son dernier Festival de Cannes, ce sera quoi ?

P. L. : La même. Après ces deux ans de pandémie et à l’heure qu’il est pour moi, j’ai besoin de me dire que je vais me ménager du temps pour refaire des voyages, comme j’en ai fait toute ma vie. Je veux profiter de mes « jouets », ma musique, mes films de chevet, relire beaucoup. J’adore relire. Il faut quand même que je me magne… J’ai un souhait. J’aimerais, si l’occasion se présente, reprendre un théâtre. C’est un tout, un théâtre : le groupe, les équipes, la création, l’émotion du spectacle vivant, les regards des spectateurs qui arrivent, transformés quand ils repartent, observer les comédiens qui entrent en scène et en ressortent. Assister aux accolades en coulisses quand le rideau tombe, ça n’a pas de prix. Ce qui se passe dans un théâtre résume tout ce que j’ai aimé dans la vie. C’est d’une beauté qu’aucun métavers ne remplacera jamais.

Vous en parlez comme on parle du sacré…

P. L. : Il y a de ça, bien sûr. Si je crois à une chose, c’est à la permanence de ce sacré-là.

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Pierre Lescure en aparté

► Ses dates

1945 Naissance à Paris.

1965-1968 Reporter et présentateur à RTL.

1968-1972 Présentateur à RMC.

1972-1974 Présentateur des journaux télévisés de la deuxième chaîne.

1974 Rédacteur en chef à Europe 1.

1979 Directeur des programmes à RMC.

1981 « Les Enfants du rock », directeur de la rédaction d’Antenne 2.

1983 Cofondateur, directeur, puis PDG de Canal+.

2002 Viré de Canal+.

2008-2013 Directeur du théâtre Marigny.

2014 Chroniqueur à « C à vous », sur France 5.

2014 Élu président du Festival de Cannes.

► Ses coups de cœur

Audrey Hepburn (1929-1993)

« La grâce. L’anti pin-up. Un destin. Vacances romaines, Petit déjeuner chez Tiffany, Guerre et paix dans une production russo-hollywoodienne. La perfection de cette femme. Si on aime la vie, on aime Audrey Hepburn. »

Buddy Holly (1936-1959)

« Un destin tragique. Dans son discours aux Nobel, Bob Dylan dit : “La musique commence avec Buddy Holly.” Avec ses lunettes en écaille, son visage d’éternel étudiant, il a écrit les plus jolies ballades qui ont changé la musique. Et il meurt à 22 ans. »

Patrick Modiano

« Nous avons le même âge. Nous sommes nés le même mois, en juillet 1945. Il n’y a pas une histoire de Modiano, un mot de Modiano, une situation qui ne me rappelle les composantes de ma vie. Je me sens chez un ami qui me parle au plus intime, y compris dans ce qu’il ne dit pas et dans ce qu’il me laisse dire tout seul. »

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